Uber, jusqu’où allez-vous aller M.Kalanick ? – Gabriel Plassat

« Cet été, Uber vient de passer une étape majeure. Valorisé à plus de 3 milliards de dollars, lié à Google par sa dernière lever de fond, Uber appartient à la classe des start-up mondiales. Réliée à la multitude par des interfaces séduisantes pour proposer un véhicule avec chauffeur dans plusieurs villes, Uber et son CEO M.Kalanick, se livrent à la fois à un marathon et des sprints, sur plusieurs services, dans plusieurs pays. Uber vient d’ouvrir sa plateforme via des API, pour satisfaire les besoins de la multitude.

Ce saut discret lui ouvre maintenant des possibilités de services sans limite.

Uber (chauffeur pro avec un véhicule de société), UberX (chauffeur pro avec son véhicule), UberPop (entre particuliers), UberPool (voiture avec chauffeur partagée) et récemment UberFresh (livraison de repas), M.Kalanick indique vouloir et pouvoir gérer finalement tous les flux urbains, une véritableUberisation. En mettant à disposition des Interfaces de Programmation (API), Uber permet maintenant à d’autres acteurs marchands d’utiliser une partie des données de sa plateforme et vice-versa. De fortes synergies naissent donc aujourd’hui : Uber et TeslaUber et StarbuckUber et Tripadvisor, Uber et United AirlinesUber et GoogleMapUber et Facebook, Uber et … Et si Amazon et Google avec leurs offres Fresh passaient désormais par Uber ?

Les objectif sont toujours les mêmes : mieux se relier à la multitude, améliorer le quotidien des usagers en simplifiant et fournir des nouveaux services en itérant. Et plus Uber s’imbriquera avec d’autres acteurs marchands, plus sa position et ses services domineront. Après Facebook pour les amis, Linkedin pour les relations pro, Uber pourrait devenir LA plateforme (lire l’article Les Plateformes vont dominer) mondiale des flux urbains : Votre note au restaurant intégrera le prix de la course, des réductions croisées, et finalement vous n’irez plus au restaurant, au cinéma, en voyage de la même façon, chez vos amis, faire vos courses, vous faire livrer ou prendre votre avion … La liste ne pourra que s’allonger, vite, quels liens seront tissés, quelles positions auront les acteurs français ?

Déjà aujourd’hui, Uber et ses offres de mobilité exploitent les données produites par la multitude pour s’améliorer et prédire à l’avance les flux, pour comprendre l’usager dans toute sa complexité. Les usagers « premium » multi-villes d’Uber émergent, les données leur apportent une réalité. Imaginez les services qui iront avec cette nouvelle culture.

En ouvrant sa plateforme, Uber fera naître de nouvelles données extrêmement riches sur vos pratiques de mobilité et de loisirs, de sorties, en conservant leur complexité (le mot complexus vient de « tisser ensemble »). Fondés sur cesnouvelles connaissances, de futurs nouveaux services naîtront, hypercontextualisés et individualisés, inimaginables aujourd’hui, industrialisés à très grande vitesse par M.Kalanick. Les pays ou les villes qui règlementent pour interdire Uber observent un effet inverse, une plus grande attirance vers Uber comme récemment en Allemagne avec UberPop. La pression de la multitude va accélérer les évolutions réglementaires ou législatives. »

 

Source: transportsdufutur.typepad.fr

Un article vraiment intéressant.

Playable Cities: the city that plays together, stays together

Forget about smart cities, Playable City ideas – like Bristol’s water slide or its temporary play streets – are a human response to the coldness and anonymity of the urban environment

(…) Play might appear to be a rather frivolous response to this, but in its broad sense it simply means any kind of enjoyable activity which is not a functional means to an end. In cities, people are often completely wrapped up in what they have to do, where they need to get to next. It is no accident that many film-makers and artists have represented cities as machines in which people scurry around like lab rats. Play is about interrupting the utilitarian efficiency of the urban environment and getting people to think about what actually makes us human.

Source: www.theguardian.com